La rentrée pour 500 élèves à Blaise Pascal

Coralie Marquois, proviseur adjoint (à gauche), Elie Bonneau, chef des travaux, Françoise Mesnard, conseillère régionale, et Stéphane Allioux, proviseur, dans la nouvelle salle de sports. Photo Bernard Maingot

De même que le lycée Audouin-Dubreuil (voir notre édition d’hier), le lycée Blaise-Pascal prépare sa rentrée. Elle a été présentée par Stéphane Allioux, proviseur, Coralie Marquois, proviseur adjoint, et Elie Bonneau, chef des travaux, en présence de Françoise Mesnard, vice-présidente du Conseil régional chargée de l’éducation et de la formation.

Coralie Marquois, proviseur adjoint, vient de l’académie de Versailles où elle était conseillère principale d’éducation. Après avoir présenté l’examen de personnel de direction, elle a demandé sa nomination au lycée Blaise-Pascal : « Je suis originaire des Deux-Sèvres. C’est donc un retour à l’académie d’origine. »

Les sections font le pleinStéphane Allioux est un proviseur enjoué et satisfait de son établissement : « Le lycée Blaise-Pascal fonctionne très bien, puisqu’à la rentrée prochaine, nous allons accueillir 500 élèves. Les sections font le plein. Les résultats ont été excellents à la dernière session d’examens, avec 90 % de réussite, tous examens confondus. Nous avons des bons taux de passage et une bonne insertion professionnelle. J’ai envie de dire qu’à Blaise-Pascal, tout va bien sur le plan de la scolarité ! »

Elie Bonneau renchérit : « Tous nos conducteurs d’engins trouvent du travail, notamment avec la LGV. » Le groupe Vinci, qui a la concession pour sa construction et qui fera travailler 5 000 employés sur l’ensemble du projet pendant quatre ou cinq ans, recherche aussi des canalisateurs et conducteurs d’engins de travaux publics. Des contacts sont en cours sur le sujet pour la formation et l’insertion des jeunes après leur diplôme. Chaque année, 48 jeunes obtiennent leur diplôme de conduite d’engins (24 sous statut scolaire issus de troisième et 24 en contrat de professionnalisation par le biais du Greta).

« Les conducteurs routiers sont 17 en formation continue Greta, la maintenance matériel TP compte 20 élèves, la maintenance matériel agricole 20, la maintenance parcs et jardins 10 et la maintenance auto 10 élèves », précise Elie Bonneau. Rappelons aussi qu’en sécurité prévention, 24 élèves sont sortis avec le CAP, 18 avec le bac pro et 10 avec le BTS. « Nous sommes un vrai lycée professionnel avec des élèves en scolarité et d’autres sous statut formation continue. »

Les travaux de l’étéDes travaux ont eu lieu tout l’été, financés par le Conseil régional. D’abord, dans le cadre du budget participatif des lycées (BPL), un préau a été transformé en terrain de sports couvert-salle de volley, avec un revêtement constitué d’une pelouse synthétique recouverte de sable (55 000 €). Jouxtant cette nouvelle salle, l’ancienne salle omnisports-gymnase, datant de 1956, a bénéficié d’un traitement acoustique pour en diminuer la résonance (63 000 €). L’écoulement des eaux pluviales depuis les ateliers (inondant les garages près de l’entrée du lycée, du fait de la pente existante) est en réfection. On en a profité pour aménager également les abords de l’entrée du lycée.

Un autre gros chantier est celui de la rénovation des chauffages des ateliers (400 000 €). Le chauffage centralisé avec une production d’eau chaude par chaudière à gaz qui montait péniblement à 7 ° l’hiver a été remplacé aux trois-quarts par des chauffages radiants, le reste étant une production d’eau chaude assurée par une chaudière à gaz. « Ce n’était pas très confortable de travailler dans ces conditions », commente Elie Bonneau. La commande est centralisée pour déclencher le chauffage en fonction de l’occupation des salles.

Rue Porte-de-Niort, pour améliorer la sécurité de la deuxième sortie (lorsque les internats seront construits), le transformateur sera transféré de l’autre côté de la rue.

Sur le site de Bignay, à la demande des élèves, la Région a construit cet été un hangar pour abriter les engins de travaux publics et assurer une première maintenance sur le site. Le coût s’élève à 50 000 €. « C’est un gain de temps considérable et de meilleures conditions de travail pour les enseignants », déclare Stéphane Allioux. Et Françoise Mesnard ajoute : « La Région a changé l’ensemble du matériel agricole et TP depuis 2004 et nous en serons à 20 millions d’euros après les internats ». Le lycée loue également du matériel neuf, tel une moissonneuse-batteuse pour la section maintenance des matériels agricoles et une pelle Case 15 tonnes à chenilles pour la section conduite d’engins.

Bernard Maingot

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